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  • Brasserie Martin : là où Paris a le goût de la cuisine de grand-mère

    Un déjeuner dans le 11e entre oignons émincés et Sam Cooke Il existe à Paris des endroits qui ne figurent pas dans les guides touristiques. Ils sont trop authentiques, trop parisiens pour que l'on y voie des touristes. Ce sont des endroits où les Parisiens restent entre eux. La Brasserie Martin, dans le 11e arrondissement, est l'un de ces endroits. Un univers vivant fait d'acier inoxydable poli et d'odeurs de viande mijotée. Après une longue promenade dans le bois de Vincennes, nous avons envie d'un plat chaud et réconfortant. Nous traversons Paris avec la ligne de bus 46 et descendons à l'arrêt Saint-Ambroise. Nous remontons la rue Saint-Ambroise sur quelques mètres et nous nous retrouvons devant la porte. En entrant dans la brasserie, une image me vient à l'esprit : ma grand-mère westphalienne, coquette dans son tablier, dans notre cuisine, cuisinant avec passion pour notre grande famille. Elle préparait des plats maison copieux, rien d'extraordinaire, mais d'une qualité exceptionnelle. La simplicité comme forme ultime de perfection. La Brasserie Martin est l'écho gastronomique de ce souvenir. Ici, on cuisine pour des gens qui savent que l'on célèbre la vie avec de bons plats et du bon vin, même si c'est un jour aussi ordinaire que ce lundi midi. Nous prenons place au comptoir. C'est une nouveauté pour nous, habitués à nous asseoir à table. Mais la vue directe sur la cuisine ouverte est trop attrayante pour que nous refusions l'aimable invitation du chef de rang. Depuis notre table, nous avons une vue directe sur l'imposant barbecue et la cuisinière où la viande est cuite. Les délicieuses odeurs montent directement à nos narines À notre droite : deux jeunes femmes, élégantes et décontractées, découpent leur poulet rôti à la broche avec une précision tranquille et boivent un verre de vin rouge, comme si la pause déjeuner était une forme d'art. Leurs conversations portent sur leurs rendez-vous au bureau et leurs partenaires. À gauche, une chaise particulière, qui reste vide dans un premier temps : une place habituelle, qui sera ensuite occupée par un homme mince, vêtu de noir, introverti et portant des lunettes. Il commande d'un simple signe du doigt. Tout le monde sait ce qu'il veut. Aujourd'hui, c'est un « magret de canard » et de succulentes « profiteroles » en dessert. Dans le coin droit, une charmante dame d'une cinquantaine d'années est assise. Du coin de l'œil, il nous semble qu'un verre de vin succède à l'autre avec la régularité d'un mécanisme d'horlogerie. Mais cela reste agréable. Elle a commandé la « Pêche du Moment » et savoure chaque bouchée avec une apparente désinvolture. Elle observe tout et rien, chroniqueuse silencieuse de la vie de la brasserie. Trois dames âgées arrivent avec un peu de retard à leur table réservée. Les excuses coulent comme du sauvignon blanc, les contacts restent légers comme des meringues. Paris dans sa forme la plus pure. Nous optons pour la « Saucisse Purée », une saucisse de porc accompagnée de salade et de purée de pommes de terre. C'est un plat délicieusement simple : la purée de pommes de terre est à la fois légère et crémeuse, très savoureuse ! La saucisse bien grillée est juteuse à l'intérieur et donne envie d'en reprendre. La salade, assaisonnée d'une sauce à la moutarde grossière, offre un contraste parfait avec sa fraîcheur et son piquant. Le tout accompagné d'une bière fraîchement tirée. Notre déjeuner – simple et savoureux. La sauce, telle un petit lac au milieu d'une montagne de pommes de terre, apporte juste ce qu'il faut d'assaisonnement Pour le dessert, nous choisissons bien sûr le « Paris-Brest », une déclaration d'amour à la reine des marathons cyclistes : Paris-Brest-Paris, 1 200 kilomètres de long, organisé seulement tous les quatre ans (voir notre article sur « Paris-Brest »). Le dessert de vos rêves : à la fois crémeux et croustillant, pas trop sucré, avec un goût parfait de noix grillées Nous engageons la conversation avec le rôtisseur. Tout en grillant la viande avec professionnalisme, il philosophe sur les raisons qui font que le 11e arrondissement est unique : « Ici, c'est tout simplement incomparable ».   Voici un aperçu du rôtisseur qui s'occupe avec décontraction et professionnalisme des rôtis, de la volaille, des steaks et des saucisses. Nous engageons la conversation avec lui et philosophons sur la vie dans le 11e arrondissement. Au même moment, le chef de cuisine dresse les assiettes et chante sans cesse une phrase tirée de « What a Wonderful World » de Sam Cooke : « Don't know much about history (…) ». Puis il discute vivement avec l'entremétier de la taille des dés d'oignons. « Ils doivent être plus petits ! », s'écrie-t-il, comme si le destin de la cuisine française en dépendait. Pendant ce temps, une jeune garde-manger prépare les salades, tandis qu'un autre fait cuire des poireaux avec dévotion. Nous pourrions les regarder pendant des heures. Le chef de cuisine, qui aime chanter, en pleine action : il a tout sous contrôle et vérifie chaque assiette avant qu'elle ne passe au comptoir. En même temps, il donne le rythme dans la cuisine par des regards rapides et de brefs mouvements de la main. Mais il est toujours temps de s'occuper des invités et d'entendre qu'ils trouvent tout délicieux ! Dehors, derrière la fenêtre, le 11e arrondissement se dévoile dans son décor sans prétention. Ici, où les petits cafés côtoient les primeurs maghrébines, où le boulanger casher salue le coiffeur vietnamien, où l'ouverture sur le monde est si naturelle que personne n'en parle plus, ici, Paris est tel qu'il devrait être. Ce n'est pas une coexistence, mais une convivialité qui semble aussi naturelle que la façon dont le cuisinier chante « Don't know much about history » tout en dressant les assiettes. Après deux heures agréables, nous partons. Nous flânons dans les rues du 11e arrondissement et réfléchissons : « Quel endroit exceptionnel ! Il n'en existe pas deux comme celui-ci ? ! » Quelle belle pause déjeuner ! La Brasserie Martin fait partie d'une série de brasseries de « La nouvelle Garde », un groupe gastronomique fondé en 2019 par Charles Perez et Victor Dubillot. Son objectif : réinterpréter les classiques de la cuisine française traditionnelle avec une sélection de produits locaux et saisonniers de grande qualité. Sur le site web de la Brasserie Martin, on peut lire un message presque combatif : « On se bat pour sauver notre patrimoine gastronomique français, alors dans la mesure du possible on se fournit autour d’ici et en région sur la presque totalité de nos produits ». Tous portent fièrement le t-shirt correspondant, non seulement celui de la brasserie, mais aussi ceux de toutes les autres brasseries. À Paris, on trouve encore la Brasserie Dubillot dans le deuxième arrondissement, la Brasserie des Prés dans le sixième arrondissement et la Brasserie Bellanger dans le dixième arrondissement. La Brasserie des Prés ou Bellanger sera notre prochaine destination lorsque l'envie d'une bonne cuisine française nous prendra à nouveau : Nous aurons un gros appétit !

  • Journées européennes du patrimoine 2025 : Paris ouvre ses portes fermées

    C'est un week-end pluvieux de septembre, mais la bruine ne peut ternir notre enthousiasme : aujourd'hui, nous allons redécouvrir Paris, non pas le Paris des touristes, mais ce Paris caché qui ne se révèle qu'une fois par an, et surtout aux Parisiens eux-mêmes. Les 20 et 21 septembre 2025, les Journées européennes du patrimoine transformeront la ville en un livre d'histoire vivant et accessible, dont les chapitres s'ouvriront pendant deux jours : nous aurons l'occasion de découvrir la vie intérieure de lieux chargés d'histoire. ( https://journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr ). Nous sommes heureux d'avoir obtenu des billets d'entrée pour des lieux exceptionnels, car sans eux, l'accès est strictement interdit. D'autres lieux peuvent toutefois être visités sans inscription préalable, comme la Sorbonne par exemple. Grand Palais – Cathédrale de verre et d'acier Notre voyage dans le temps commence au Grand Palais, cette salle monumentale en verre datant de 1900. Après des années de rénovation, elle brille à nouveau de mille feux. Sous l'imposante coupole de verre qui surplombe « La nef », nous entrons dans un monde grandiose. Ce qui nous frappe immédiatement, c'est le magnifique vert mat qui orne tous les éléments en acier. Est-ce nouveau ? Non, c'est le vert caractéristique avec lequel le Grand Palais avait été inauguré à l'époque. Il brille à nouveau de mille feux et met encore plus en valeur l'architecture épurée du bâtiment. La rotonde du Palais d'Antin a été créée en 1937 dans le cadre de l'exposition « Arts et Techniques dans la Vie Moderne ». Nous sommes assis sur un banc et laissons l'espace agir sur nous : la structure en fer filigranée témoigne de l'essor industriel, tandis que les ornements Beaux-Arts évoquent une époque où la beauté était la mesure de toutes choses. Ici, où Karl Lagerfeld mettait autrefois en scène ses spectaculaires défilés Chanel, la Belle Époque et la modernité se fondent en un tout harmonieux. Nous comprenons pourquoi Karl Lagerfeld a un jour mis en scène ici une plage et une mer. Il y a ici de l'espace et de la grandeur. Hôtel de Charost – La Grande-Bretagne à Paris La pluie nous accompagne dans le huitième arrondissement, où l'Hôtel de Charost fête son 300e anniversaire. Habituellement aussi fermée qu'un club pour gentlemen de Bond Street, la résidence de l'ambassadeur britannique ouvre aujourd'hui ses portes au 37-39 rue du Faubourg Saint-Honoré. Depuis 1814, l'Union Jack flotte ici sur le parquet français – une ironie de l'histoire qui n'aurait certainement pas amusé Napoléon. À l'entrée, le roi Charles III nous accueille depuis un portrait encadré d'or posé sur une table à thé recouverte d'une nappe à fleurs et d'un vase. Nous nous sentons comme des invités à l'« Afternoon Tea ». Dans une salle, nous apercevons une table richement dressée avec de l'argenterie, de la porcelaine fine et des décorations de fruits frais. Sur les murs, nous trouvons différentes œuvres d'art : des peintures historiques côtoient des installations vidéo contemporaines. L'exposition d'art contemporain dans les « Glazed Galleries » change à chaque fois qu'un nouvel ambassadeur prend ses fonctions. Un autre trésor se cache derrière le bâtiment : un magnifique jardin anglais avec des parterres de fleurs soignés, des sentiers sinueux, des meubles en bois de style, un court de tennis et, comme souvent, de magnifiques arbres centenaires que l'on ne s'attendrait pas à trouver dans cette ville. Malgré le temps, de nombreux visiteurs se promènent dans le jardin. Nous avons l'impression d'être à la garden-party royale du roi Charles III. Les « Glazed Galleries » à l'arrière de l'Hôtel de Charost Hôtel de Matignon – Au cœur de la politique française La couverture nuageuse se déchire et notre visite découverte se poursuit au numéro 57 de la rue de Varenne, dans le septième arrondissement. Depuis 1936, l'Hôtel de Matignon est le siège et le lieu de travail des Premiers ministres français. Le 9 septembre 1944, Charles de Gaulle y préside la première réunion du Conseil des ministres parisien du gouvernement provisoire de la République française. L'histoire de ce manoir se lit comme un Who's Who de l'aristocratie européenne : Montmorency, Grimaldi et Talleyrand ont tous laissé leur empreinte ici. Nous faisons la queue avec impatience. Ici aussi, la procédure d'entrée comporte plusieurs étapes : on vérifie d'abord la validité du billet d'entrée, puis on le vérifie à nouveau avec la carte d'identité, et enfin on fouille les sacs. La sécurité prime dans ces lieux, et tous les visiteurs attendent patiemment. On commence à discuter : d'où venez-vous ? Est-ce la première fois que vous participez aux « Journées européennes du patrimoine » ? Qu'avez-vous encore au programme ? Le contrôle de sécurité était parfaitement organisé Ce qui nous étonne en parcourant les salles, c'est le mélange entre faste et fonctionnalité pragmatique. Ainsi, plus de 30 chaises en acrylique à l'aspect inconfortable entourent une imposante table de réunion dans la Salle du Conseil. Dans chaque pièce se trouve une photo imposante d'Emmanuel Macron. Il nous guide avec une certaine sévérité à travers les locaux, tout comme les nombreux représentants dignes de la garde républicaine qui veillent à la sécurité et à l'ordre à chaque endroit. Salle du Conseil im Hôtel de Matignon Und noch etwas erstaunt: Die Bescheidenheit und Funktionalität der Arbeitsplätze. Man nutzt das, was da ist. Das historische Mobiliar erhält keine Sonderbehandlung, sondern wird selbstverständlich integriert. Man spürt: Wir sind nicht im Museum, hier wird gearbeitet. Le bureau du Premier ministre, son képi toujours à portée de main Un joyau se cache ici aussi derrière le bâtiment : environ trois hectares de parc privé au cœur de Paris. On y trouve une grande variété d'arbres qui remontent à une belle tradition : chaque Premier ministre est invité à planter un arbre de son choix. Cette tradition se poursuit encore aujourd'hui. Seul Jacques Chirac y a renoncé lors de son deuxième mandat. On peut profiter du jardin par tous les temps Banque de France – Versailles à Paris Notre prochain arrêt nous conduit à la Banque de France, dont le siège se trouve à l'Hôtel de Toulouse, dans le premier arrondissement, au 39 rue Croix des Petits Champs. Ce hôtel particulier, conçu par François Mansart, appartenait autrefois au comte de Toulouse, Louis-Alexandre de Bourbon. La Banque de France est fondée le 18 janvier 1800 par un groupe de banquiers à l'initiative de Napoléon Bonaparte. L'objectif était de surmonter la crise économique qui a suivi la Révolution française et de créer une monnaie stable. Quelques années plus tard, elle obtient le monopole de l'émission des billets de banque et devient ainsi le cœur du monde financier français. Une exposition interactive sur l'évolution de la monnaie et de l'économie de marché nous guide à travers le hall d'entrée et tout le bâtiment. Les nombreux stands d'information tenus par les employés de la banque permettent de poser des questions, notamment sur la stabilité de la monnaie européenne. Du bâtiment moderne, nous passons enfin à la partie historique datant des XVIIe et XVIIIe siècles. Nous entrons dans un monde monarchique : la « Galerie Dorée », longue de 40 mètres. Une salle somptueuse dont la splendeur remonte à l'époque du comte de Toulouse, un légitimé – illégitime. La « Galerie Dorée » a été redécorée au début du XVIIIe siècle dans le style Régence et restaurée en 2015. Le plafond est orné d'une peinture allégorique réalisée par François Perrier en 1645, représentant Éole et Junon Au fond, 27 mètres sous terre, 2 436 tonnes d'or sont conservées dans la légendaire chambre forte « Souterraine » : les réserves d'or de la France. La fin d'un formidable voyage découverte Notre visite découverte s'achève en fin d'après-midi. Les Journées européennes du patrimoine nous ont montré ce qui rend Paris si unique : la ville garde précieusement ses secrets pour les partager ensuite, l'espace d'un instant, avec tout le monde. Chaque lieu que nous avons pu visiter aujourd'hui racontait sa propre histoire : de l'essor industriel du Grand Palais aux secrets diplomatiques de l'Hôtel de Charost, en passant par le centre du pouvoir à l'Hôtel de Matignon et la richesse de la Banque de France. C'était comme un voyage dans le temps à travers les différentes couches de la ville, où tradition et modernité ne s'opposent pas, mais s'assemblent pour former un tout harmonieux. De retour à la maison, nous trinquons au champagne à ce week-end exceptionnel. Cette année, nous avons manqué le palais de l'Élysée et le Sénat français. Ils figurent désormais en tête de notre liste pour 2026. Car une chose est sûre : nous renouvellerons cette merveilleuse découverte. À nous Paris ! L'année prochaine, nous attendrons les trois heures devant le Sénat

  • Marin Montagut : la fascination de l'artisanat d'art à Paris

    Dans les petites ruelles du sixième arrondissement se trouve le numéro 48 de la rue Madame. À quelques pas du Jardin du Luxembourg, une porte s'ouvre sur une autre époque. C'est ici que réside Marin Montagut, artiste, illustrateur et collectionneur de l'art de vivre à la française. Marin Montagut est lié à l'artisanat artistique depuis son plus jeune âge. Il est originaire de Toulouse. Sa famille est ancrée dans le commerce des antiquités et sa grand-mère était également une artiste talentueuse. Un aimant pour les visiteurs d'Extrême-Orient Lors de nos visites régulières dans la boutique, nous remarquons toujours que le magasin attire les touristes asiatiques, en particulier les clients japonais. Cette popularité n'est pas le fruit du hasard : le compte Instagram de Montagut compte plus de 373 000 abonnés. Il a fait de son magasin une attraction pour les voyageurs asiatiques soucieux de leur style. La fascination des Japonais pour l'esthétique française se marie ici à la mise en scène des produits par Montagut. Cette symbiose incarne parfaitement l'image romantique de Paris cultivée au Japon depuis des décennies. La magie des détails : motifs et messages Les produits Montagut sont bien plus que de simples objets utilitaires. Ce sont des déclarations d'amour à Paris, fabriquées à la main. Les célèbres chaises du Jardin du Luxembourg ornent des verres, des tasses, des coussins et des écharpes. Ces « Chaises du Luxembourg » sont devenues sa marque de fabrique. Chaque verre peint à la main porte l'inscription « Jardin du Luxembourg ». Les verres sont soufflés à la bouche et peints à la main dans ses ateliers parisiens. Ses foulards en soie représentent des vues aériennes des jardins parisiens. Ils sont accompagnés d'accessoires caractéristiques tels que des palmiers et les emblématiques chaises vertes. Les « vitrines à merveilles » sont des œuvres d'art tridimensionnelles en papier mâché. La trouvaille spéciale : le canotier Parmi tous les trésors de la boutique Montagut, nous découvrons un canotier classique. Il s'agit d'un chapeau de paille à calotte plate et à bords plats, orné d'un ruban rouge et bleu. Cet élégant chapeau d'été tire son nom des capitaines amateurs (« canotiers ») qui naviguaient sur la Seine à la fin du XIXe siècle. Au fil du temps, le canotier devient un symbole de statut social. Les femmes comme les hommes le portent à vélo. Léger, il protège du soleil tout en restant élégant. Gabrielle Chanel en fait son emblème. Il contraste avec les chapeaux féminins exubérants de son époque. Maurice Chevalier et Fred Astaire le portent sur scène. Le célèbre tableau de Renoir « Le déjeuner des canotiers » de 1890/91 l'immortalise. Aujourd'hui, ce chapeau de paille avec son ruban caractéristique est un élément intemporel de l'art de vivre à la française. Il est parfait pour une promenade estivale dans Paris ou une balade à vélo le long de la Seine et de la Marne. Nous l'avons également ajouté à notre collection Paris ! L'univers magique de Montagut s'étend sur trois lieux La boutique située au 48, rue Madame, dans le 6e arrondissement , est le magasin principal, à proximité immédiate du Jardin du Luxembourg. L'ancien atelier de tapissier a été divisé en trois pièces : une boutique de curiosités, un boudoir et un studio. Toutes sont décorées dans différentes nuances de vert, du vert kiosque parisien au vert émeraude le plus profond. Les trésors sont créés dans son atelier à Montmartre . Presque tous les produits sont fabriqués à la main ici. Ses artisans peignent environ quinze verres par jour. C'est un choix délibéré contre la production de masse. Chaque pièce est unique. Elle est créée à l'aide de techniques séculaires, telles que le moulage en plâtre pour la porcelaine. Son troisième refuge est sa maison en Normandie , sa « Maison du Bonheur ». Ses plants de tomates ont inspiré la création d'une de ses bougies, dont la cire a été imprégnée de leur parfum. Le livre des trésors cachés Avec « Le Paris merveilleux de Marin Montagut », l'artiste a créé un livre merveilleux. Ce livre présente dix-neuf des ateliers et métiers artisanaux les plus magiques : La Maison du Pastel , située au 20, rue Rambuteau dans le 3e arrondissement, est en activité depuis 1720. On y roule encore à la main des pastels en poudre. La fabrication suit une formule secrète protégée par une marque déposée. Edgar Degas dessinait ses gracieuses danseuses avec ces pigments. La large palette de couleurs attire encore aujourd'hui des artistes du monde entier. Au Magasin Sennelier , situé au numéro 3 du quai Voltaire dans le 7e arrondissement, l'histoire commence dès le XVIIIe siècle. À l'époque, il y avait ici un marchand de couleurs. Depuis 1887, le magasin est une entreprise familiale. Gustave Sennelier fournissait autrefois Cézanne, qui le poussait à élargir sa palette de couleurs. Degas achetait ici ses célèbres pastels tendres. Plus tard, Picasso, Sonia et Robert Delaunay ainsi que Nicolas de Staël ont suivi. Aujourd'hui, David Hockney est un client régulier. La façade est restée inchangée depuis le XIXe siècle. L'intérieur est un labyrinthe de vieux comptoirs et de vitrines en chêne. Plus de 35 000 articles y sont stockés : peintures à l'huile, aquarelles à base de miel, gouaches, peintures acryliques et encres de Chine dans des centaines de nuances. La Passementerie Verrier , située au 10 rue Orfila dans le 20e arrondissement, a été fondée en 1753. C'est la dernière boutique spécialisée dans la passementerie à Paris. Depuis près de trois siècles, des artisans y fabriquent des pompons décoratifs pour rideaux. La boutique de préparations animales Deyrolle , située au 46 rue du Bac dans le 7e arrondissement, est un cabinet de curiosités par excellence. Elle enchante les visiteurs depuis 1831 avec sa collection surréaliste. Des animaux empaillés, des papillons aux couleurs chatoyantes et des instruments scientifiques remplissent les pièces. Dans la mercerie Ultramod , rue de Choiseul dans le 2e arrondissement, ouverte depuis 1832, les créateurs de mode viennent choisir leurs matériaux. Des milliers d'accessoires pour chapeaux, boutons, rubans et tissus précieux attendent ici leurs acheteurs. Les boiseries Féau situées au 9, rue Langier, dans le 17e arrondissement , transforment n'importe quel appartement en château. Elles y parviennent grâce à des portes sculptées restaurées et des moulures artistiques. Celles-ci ont été sauvées de maisons seigneuriales. À la Providence , au 151 rue du Faubourg Saint-Antoine dans le 11e arrondissement, est un paradis pour les amateurs de rénovation. On y trouve des ferrures et des robinets de toutes les époques. L' atelier Lorenzi , situé au 60 avenue Laplace à 94110 Arceuil, est l'une des dernières grandes fonderies de plâtre. Il est actuellement fermé. La librairie Jousseaume , située dans la galerie Vivienne 45-46-47 dans le 2e arrondissement, perpétue la tradition de la culture du livre à Paris. Le magasin d'antiquités Maison Soubrier , situé au 14, rue de Reuilly dans le 12e arrondissement, ressemble davantage à un musée qu'à un magasin. D'autres lieux magiques complètent la collection de Montagut. La parfumée Herboristerie de la Place Clichy , située au 87 rue d'Amsterdam dans le 8e arrondissement, fabrique des remèdes traditionnels à base d'herbes et de plantes. Divers ateliers de la Butte Montmartre abritent encore aujourd'hui des artistes dans des locaux historiques. Une quincaillerie traditionnelle propose des ferrures anciennes. Des ateliers spécialisés impriment des lithographies et restaurent des boiseries anciennes. Chacun de ces lieux raconte sa propre histoire. Chacun conserve un morceau de l'artisanat parisien. Adresse : Marin Montagut, 48 Rue Madame, 6e www.marinmontagut.com Lecture recommandée : «Le Paris merveilleux de Marin Montagut»

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